Evang.-ref. Kirche des Kantons Freiburg

Editorial avril-mai 2011 : Poissons d'avril

Editorial avril-mai 2011 : Poissons d'avril Pour marquer dignement la mise hors service définitive de la vénérable centrale nucléaire de Mühleberg, toutes les personnes résidant dans un rayon de 30 kilomètres autour du site enfin désaffecté et qui se rendront chez leur fleuriste habituel le vendredi 1er avril recevront un magnifique bouquet de roses, offert par les producteurs d’électricité.
Chaque année, à la même époque, les médias font preuve d’imagination et diffusent des annonces comme celle-ci pour faire courir les naïfs et les étourdis.
L’originalité des farces est assez variable...
Un conseiller de paroisse avait une fois réussi à faire croire à un brave pasteur qui enfilait sa robe à la sacristie et qui devait présider un culte dans une grande église... que celle-ci était pleine jusqu’au premier banc ("comme durant la guerre", avait-il même ajouté !).
Les enfants, quant à eux, sont souvent contents d’avoir pu coller quelques poissons en papier dans le dos de leur maître ou de leur catéchète.
A côté des plaisanteries plutôt sympathiques du 1er avril, nous sommes confrontés à des réalités qui nous bouleversent.
Certains connaissent des soucis de santé, des épreuves ou des deuils.
A une autre échelle, des pays relativement proches sont chamboulés et marqués par la violence.
Et que dire en pensant à Fukushima ? Plusieurs dizaines d’employés de la centrale sinistrée ont choisi de rester sur place, sacrifiant leur propre vie pour tenter d’atténuer l’ampleur de la catastrophe.
Vendredi-Saint nous rappelle également un sacrifice. Des millions de vies étaient en jeu, dont les nôtres. Le Christ s’est laissé tuer.
Mais l’ennemi ultime, la mort, n’a pas eu le dernier mot. Des témoins du début de notre ère à ceux d’aujourd’hui, tous le proclament : le Christ est ressuscité; il est vraiment ressuscité !
De nombreux croyants expriment leur foi par un acrostiche qu’utilisaient déjà les premiers chrétiens: Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur. Dans la langue du Nouveau Testament, ces cinq initiales donnent le mot "poisson". Reprendre ainsi l’emblème du poisson, à côté de celui de la croix, n’est ni déplacé, ni sectaire.
Pour le temps de la Passion et de Pâques, nous pouvons cependant faire mieux que de coller des poissons. Offrons des bibles à celles et à ceux qui le souhaitent ! Le message de l’Evangile est pour tous (et nous le connaissons peu). Et si nécessaire, passons commande au secrétariat paroissial ! Cette offre n’est pas un poisson d’avril.
Pierre Maffli, diacre

Autor: Nicole Carrard     Bereitgestellt: 19.04.2011    
 
  aktualisiert mit kirchenweb.ch