| Vive les relations | Peut-être avez-vous eu à votre porte ce représentant qui passe dans certains de nos villages : en quelques instants, il nous trouve une connaissance commune, un parent ou un collègue… et ce lien inattendu nous met en confiance (pour un éventuel achat) ! En pensant à plusieurs autres personnes, je suis impressionné par les réseaux relationnels qui peuvent se développer entre sportifs, entre musiciens ou entre politiciens. Il y a aussi les innombrables connexions qui s'établissent entre internautes, pour le meilleur… et parfois pour le pire. Et les liens familiaux ! Tantôt étroits et chaleureux, tantôt froids et désastreux. Nos vies sont ainsi faites de multiples relations, éphémères ou durables, ouvertes ou secrètes, imposées ou choisies, solides ou virtuelles… Et Dieu ? La question est fréquemment posée à des personnalités qu'on interviewe. Ou à des catéchumènes à l'occasion de leur confirmation. Quelle relation avons-nous avec Dieu ? Nos réponses, variées, sont quelquefois déterminées par nos contacts avec une paroisse ou avec l'Eglise. Notre modeste Bulletin paroissial est un outil de liaison pour le district. Et en plus, il nous encourage à affermir nos liens… avec Dieu. En relisant les premières pages des trois dernières éditions (rédigées par mes "frères" Innocent et Frédéric), je suis profondément touché. J'y trouve des rappels tellement importants sur le témoignage chrétien et l'œcuménisme, sur la Bible (avec une douzaine de numéros d'urgence à garder précieusement !) et sur le nouveau souffle communautaire que favorise la Grange, à côté du temple, notam-ment pour les enfants et les jeunes. Réalisons-nous à quel point nous sommes gâtés ? Mais de beaux locaux, des catéchètes dy-namiques, des cultes tous les dimanches, une bonne présidente, des chorales ou des rencontres sympathiques ne suffisent pas. La seule relation vraiment vitale est celle que nous avons avec Dieu, personnellement et communautairement. "Béni soit le lien qui nous unit en Christ ", et "A toi la gloire, ô Ressuscité " ! Ces cantiques de notre recueil "Alléluia" (tous deux d'Edmond Budry) mettent l'accent sur l'Essentiel. Le Christ n'a pas de marchandises à nous vendre (comme le représentant). Il nous offre son amour, son salut et sa paix gratuitement. Il nous dit simplement : "Ecoute, je me tiens à la porte et je frappe; si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je prendrai un repas avec lui et lui avec moi" (Apocalypse 3, 20). Pierre Maffli |